2h30 de train, 2h d'avion puis 12h d'avion. 12000 kilomètres.
9h du matin, 28°C.
Premier pays: l'Argentine, première ville: Buenos Aires.
Premiers pas, premières impressions. L'aéroport est plus moderne que celui de Rome. L'air est lourd, il fait chaud et moite. On retire de l'argent et on prend deux billets de bus pour le centre de BA. Facile.
On en a pour 40 minutes de trajet. L'autoroute est moderne, le bus file sur sa voie, entouré d'une nuée de voiture. Des modernes, luxueuses et rutilantes. Des déglinguées, qu'on se demande comment elles roulent. Mais la plupart sont des peugeots, alors on sourit. Les camions surtout semblent rouler depuis les années 60. Le long de la route alternent stations-essence, enclos avec chevaux plus ou moins faméliques, stades de foot avec arrosage automatique.
Peu à peu des tours. Un tiers en construction, un tiers récentes mais déjà moches. Un tiers tombant en ruine. Des petites baraques entre les tours, presque des bidonvilles parfois. Rien de pire qu'en certains endroits des alentours de Paris.
L'autoroute est 10 mètres au-dessus du sol et file droit dans la ville, les tours sont de plus en plus modernes. Apparaissent ponctuellement des façades d'édifices plus anciens, néo-coloniaux, flamboyantes, rénovées ou non. Puis, au fur et à mesure que la route s'abaisse, le bus se pose entre les tours d'un quartier d'affaire, qui n'a rien à envier à la Défense.
Nous descendons, récupérons les sacs. En 200 mètres, nous passons de la moderne gare routière au grouillement de la rue. Des rues larges et de vieilles voies de chemin de fer, encadrant une place. Des gens qui marchent sur des trottoirs gondolés, leurs dalles soulevées par des racines d'arbres exotiques. L'air est saturé de chaleur, d'odeurs d'essence et de relents organiques. On passe devant la gare. Pourquoi tous les quartiers entourant les gares possèdent cette même atmosphère? Tous différents, mais cette ambiance revient, à différents degrés: même les gens qui habitent ces quartiers semble être des voyageurs.

Nous trouvons une auberge de jeunesse, puis nous ressortons manger. Nous passont l'après-midi à faire la sieste pendant que l'orage qui menaçait depuis le matin finit par éclater.
A 18h, nous allons faire quelques courses, puis nous marchons dans les rues du quartier, avant de rentrer pour éviter la prochaine averse.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire