lundi 23 février 2009

Quelques photos pour les curieux...

San Miguel de Tucuman

Vue de Tucuman depuis la montagne















Vue depuis le toit de l'immeuble



un exemple de supermarché













le marché couvert de Tucuman



dans les rues de Tucuman...

VIVE CATHY !!

JOYEUX ANNIVERSAIRE
MAMAN

Intermède gastronomique

Comme nous savons qu'il y a de nombreux gourmands parmi vous, voici un petit lexique franco-hispanique concernant les spécialités que nous avons dégustées:


Asado: Dantesque rituel dominical argentin incontournable, qui consiste à faire cuire sur une grille de barbecue (la parilla) une quantité rabelaisienne de viande de toute sorte (côtes de porc, viande de bœuf, cabri, boudin, saucisses, tripes...). Compter environ 2 kilos de viande par invité. Les femmes mangent un peu de salades. Lorsque le repas prend fin, au bout de 4 ou 5 heures, on peut passer au gouter, puis au repas du soir dans la foulée.

Dulce : désigne toute sorte de confiture, marmelade, gelée. On trouve du dulce de leche (lait), cayote (sorte de courge un peu filandreuse), membrillo (coing), zapallo (sorte de citrouille), batata (patate douce)...Se sert accompagné de fromage frais en dessert.

Empanadas et Sfijas (prononcé "ésfirras)": petits chaussons fourrés à la viande, au poulet, aux légumes ou au fromage. Se trouve et se consomme partout, à toute heure du jour ou de la nuit.

Gazeosas : (sodas) Un argentin moyen en consomme environ 3 litre par jour, particulièrement au cours de repas. On trouve des bouteilles de 3 litres et les bébés ont droit à des biberons de coca...

Humita : Purée de maïs et de zapallo (voir plus haut), additionnée de fromage de chèvre. Peut être servie "en chala" (cuite dans une feuille de maïs) ou "en olla" (servie dans une assiette et accompagnée d'une sauce au légumes et de piments). Délicieux.

Lomo : généreuse tranche de viande grillée, parfois accompagnée de poivrons, tomates et oignons et toujours de frites.

Lomito : sandwich de lomo. La version "compledo" contient laitue, tomates, poivrons, jambon, œuf et fromage.

Milanesa : escalope de veau très fine, panée et frite. Peut être servie "Napoletana" (avec une bonne couche de sauce tomate et de fromage) ou en sandwich.

Suprema : Equivalent au poulet de la milanesa. Trouvable sous la dénomination "Super Pio-Pio"...

samedi 21 février 2009

Un séjour à la campagne

Mercredi 18 février 2009 :
Dépassés par la ville et ses bruits incessants, nous avons décidé de partir trois jours à la campagne direction San Pedro de Colalao. C'est une toute petite ville touristique à deux heures de car, fréquentée essentiellement par des Argentins.


A notre descente du bus, il nous faut constater que la ville est effectivement tranquille, et que la saison touristique se termine tout doucement. Après un détour par le minuscule office du tourisme, on se dirige vers un quartier résidentiel un peu à l'écart de la place centrale. On trouve une "cabaña", mélange de gite rural et chambre d'hôte.


On a une salle de bain privée et on est très bien accueillis par les gérants du site. L'endroit en lui même se compose de 4 petits bâtiments de 2 chambres, donnant sur un jardin ombragée, des grandes tables protégées par un auvent. Au fond, 4 énormes barbecues, pour le sempiternel "asado". Il y a aussi une cuisine ouverte sur le jardin, et on peut profiter du réfrigérateur!
Les gérants nous offrent un maté et nous expliquent qu'ils vivent à Tucuman en basse-saison, et que seul 4 ou 5 maisons du quartier sont habitées à l'année.

On décide d'aller manger un morceau dans un des 3 restos qui bordent la place centrale, puis on va visiter le zoo local, à 6 kilomètres de là.
Il est assez miteux, avec de nombreuses cages remplies de poulet relativement communs. Mais aussi une famille de lion, et des tigres du Bengale! Malheureusement les cages sont minuscules, et certaines sont totalement bétonnées, sans végétation...Au moins, on aura pu voir des animaux sud-américains, comme des lièvres de Patagonie, des fourmiliers ou des toucans.
















Jeudi 19 février 2009 :
Le lendemain, on achète des provisions dans un improbable magasin vendant des tuyaux, des machines à laver et du jambon ou du fromage artisanal. On part pour une ballade d'une petite vingtaine de kilomètres pour aller voir un rocher sur lequel ont été gravé de nombreux symboles par une civilisation précolombienne, sans que l'on sache vraiment à quel usage ils étaient destinés: sacrifices d'animaux, voir humains, calendrier astronomique?

Rio Tipa

Piedra Pintada

Ce qui est sur, c'est que le lieu est isolé et magnifique, perdu dans la végétation, et l'on traverse plusieurs "rios" pour y acceder. On croise dix fois plus de chevaux que d'autres promeneurs. On mange sur place les provisions achetées au village.
Sur le chemin du retour, on décide de descendre le long d'un rio pour trouver un coin ombragé où se reposer.
Une fois de retour en ville, on va vider 3 carafes de limonade maison sur la place centrale. Le village est minuscule, et tout est concentré autour de cette place: église, minuscule musée-bibliothèque, boutique d'artisanat et deux bar-restaurants. Le divertissement principal des jeunes du coin consiste à tourner autour de cette place en pick-up, quad ou cheval, ou à aller jouer au billard ou à des bornes d'arcade antédiluviennes. On voit un cavalier faire des allers-retours le long des rues: c'est un livreur de courses...

Vendredi 20 février 2009 :
Le troisième jour, on se la joue cool pour se reposer un peu.
Nous allons faire un petit tour au musée - bibliothèque et de petites courses à l'artisan du coin.


On passe l'après-midi au bord d'une rivière peu profonde, à construire un barrage, à se baigner et à faire la sieste, puis on rentre par le car de 18h, retrouver l'agitation et la pollution tucumanienne.

lundi 16 février 2009

Balade dans la montagne...

Samedi 14 février 2009 :
La famille des patrons du stage à Oliv' nous propose de partir dans les montagnes pour se balader un peu dans la nature. Nous partons vers 13h, dans une toute petite voiture. Pas besoin de ceintures et chacun fait sa loi sur les autoroutes. Nous partons au nord ouest de San Miguel de Tucuman.

1ere étape : Dique Celestino
Pique nique sur un banc près d'un lac, on se demande si on pourrait aller faire du rafting mais malheureusement il se met à pleuvoir et il n'y a guère assez de places pour y aller tous ensemble, l'idée est alors abandonnée.
Nous allons un peu plus loin pour faire quelques photos du lac..
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2ème étape : El Siambòn
Nous prenons la voiture et partons un peu plus haut dans la montagne pour aller visiter un monastère et admirer la vue des montagnes.
Sur le chemin nous croisons une foire à chevaux. Les gens qui possèdent des chevaux, se réunissent pour se le montrer à chacun. Les cavaliers se baladent alors avec le long des routes étroites alors que nous roulons en voiture et venons face à eux, impressionnant !









3ème étape : Cascada del Rio Noque
Toujours en voiture nous nous dirigeons vers une petite cascade perdue un peu plus bas. Nous laissons les voitures gardées par quelqu'un et nous devons payer 2pessos par personne pour aller nous tremper les pieds.
Nous descendons à travers une mini jungle avec énormément de verdure!
Arrivés en bas nous devons à pied remonter le courant en traversant de part et d'autre le ruisseau (qui n'est pas trop profond).



4ème étape : El Cristo (entre San Javier et Yerba Buena)
Nous montons beaucoup plus haut pour aller admirer un vue improbable sur San Miguel de Tucuman (cela se passe de commentaires).


dimanche 15 février 2009

Deuxième étape: San Miguel de Tucuman

On arrive le jeudi matin à San Miguel de Tucuman, et Oliv et Pat nous attendent à la gare routière. Ils viennent aussi de Strasbourg, et sont à Tucuman depuis quelques mois, pour un stage qu'Oliv vient de finir.

La première impression sur Tucuman n'est pas très bonne: les gens semblent un peu plus renfermés qu'à BA, tout à l'air beaucoup plus délabré. En fait, il y a des quartiers effectivement très pauvres, et on en traverse un avant d'arriver à la gare routière, ce qui participe de cette mauvaise impression.
Mais quelques jours plus tard, on se surprend à apprecier l'atmosphère latine de cette ville d'environ 700.000 habitants, ayant bâtie sa gloire passée grâce à la canne à sucre et berceau de l'indépendance de l'Argentine. Il faut dire que Pat et Oliv de décarcassent pour nous faire découvrir petits coins sympa, bars et restos. Les Tucumanos ne sont pas non plus étrangers au plaisir qu'on prend à séjourner dans cette ville: on discute avec Oscar, un des colocs, infirmier et francophone, et surtout on est pris en charge par Ricardo et Noélia, les anciens "patrons" d'Oliv. Ils nous présentent à leur famille et nous emmène en ballade dans les environs: cascade, lac de montagne, sur le trajet on croise un genre de foire agricole dédiée aux chevaux, à laquelle se rendent des cavaliers, femmes, hommes et même enfants sur des chevaux quatre fois plus grands qu'eux.

Au resto avec Oliv et Pat


Aventuriers de l'extrême...

Le week-end est consacré aux découvertes gastronomiques, humita (purée épaisse de maïs et d'un genre local de citrouille, agrémentée de fromage, d'une salsa aux légumes et de piments) et surtout l'asado du dimanche midi, véritable institution: plusieurs kilos de saucisses, boudin, viande de boeuf et de porc grillés au feu de bois... Le reste de l'après-midi se passe tranquillement dans le jardin-verger, entre partie de volley, partage de maté et fous rire. On laissera en cadeau quelques mots de vocabulaire français, ce qui est bien peu comparé à l'hospitalité qui nous a été offerte...

Vanessa et son fils Ramiro nous font déguster de la canne à sucre.

vendredi 13 février 2009

Quelques photos pour les curieux...


L'étage où se trouvait notre chambre
dans l'auberge de jeunesse




Les différentes vues de
l'auberge, cour intérieure. Vue sur un grand ciel
en journée.






















Quelques rue de Buenos Aires...esspectacular

jeudi 12 février 2009

Départ de Buenos Aires

Buenos Aires, devant la gare

Nous ne resterons finalement qu'une nuit à Buenos Aires, dans une auberge de jeunesse d'un quartier plutôt chic, très Quartier Latin... Nous nous sommes balladés un peu dans les rues adjacentes, mais finalement, pas assez pour se faire un avis sur cette métropole immense. De toute façon, nous reviendrons d'ici quelques semaines pour visiter la ville et peut-être aller de l'autre côté du Rio de la Plata, en Uruguay.

La plus grande librairie d'Amérique du Sud, installée dans ancien théatre...

Pour le moment, direction le terminal de bus, pour s'embarquer pour plus de 15h de trajet à bord d'un car ultra-luxe, direction San Miguel de Tucuman. Pour ceux qui s'inquiètent de savoir comment se passe un tel trajet, c'est simple: en dormant (immenses sièges inclinables quasiment à l'horizontale), en mangeant et en buvant (repas chaud et boissons servies à bord), et en regardant de stupides navets américains et autres concerts de roucoulants argentins à la télé.
Le paysage est plutôt plat, et alterne entre fermes, paturages et champs, et magasins de matériel agricole. Des fois des restos pour routiers, d'ailleurs on ne croise presque que des camions.

1200 km plus loin, nous sommes attendus par Pat et Oliv, dans une autre région, bien différente.

mardi 10 février 2009

Première Etape: Buenos Aires

12 kilos pour mon sac, 10 pour celui de Marion.
2h30 de train, 2h d'avion puis 12h d'avion. 12000 kilomètres.
9h du matin, 28°C.
Premier pays: l'Argentine, première ville: Buenos Aires.
Premiers pas, premières impressions. L'aéroport est plus moderne que celui de Rome. L'air est lourd, il fait chaud et moite. On retire de l'argent et on prend deux billets de bus pour le centre de BA. Facile.
On en a pour 40 minutes de trajet. L'autoroute est moderne, le bus file sur sa voie, entouré d'une nuée de voiture. Des modernes, luxueuses et rutilantes. Des déglinguées, qu'on se demande comment elles roulent. Mais la plupart sont des peugeots, alors on sourit. Les camions surtout semblent rouler depuis les années 60. Le long de la route alternent stations-essence, enclos avec chevaux plus ou moins faméliques, stades de foot avec arrosage automatique.

Peu à peu des tours. Un tiers en construction, un tiers récentes mais déjà moches. Un tiers tombant en ruine. Des petites baraques entre les tours, presque des bidonvilles parfois. Rien de pire qu'en certains endroits des alentours de Paris.

L'autoroute est 10 mètres au-dessus du sol et file droit dans la ville, les tours sont de plus en plus modernes. Apparaissent ponctuellement des façades d'édifices plus anciens, néo-coloniaux, flamboyantes, rénovées ou non. Puis, au fur et à mesure que la route s'abaisse, le bus se pose entre les tours d'un quartier d'affaire, qui n'a rien à envier à la Défense.

Nous descendons, récupérons les sacs. En 200 mètres, nous passons de la moderne gare routière au grouillement de la rue. Des rues larges et de vieilles voies de chemin de fer, encadrant une place. Des gens qui marchent sur des trottoirs gondolés, leurs dalles soulevées par des racines d'arbres exotiques. L'air est saturé de chaleur, d'odeurs d'essence et de relents organiques. On passe devant la gare. Pourquoi tous les quartiers entourant les gares possèdent cette même atmosphère? Tous différents, mais cette ambiance revient, à différents degrés: même les gens qui habitent ces quartiers semble être des voyageurs.



Nous trouvons une auberge de jeunesse, puis nous ressortons manger. Nous passont l'après-midi à faire la sieste pendant que l'orage qui menaçait depuis le matin finit par éclater.
A 18h, nous allons faire quelques courses, puis nous marchons dans les rues du quartier, avant de rentrer pour éviter la prochaine averse.