Notre étape de 5 jours à Buenos Aires s'est finalement transformé en une semaine complète, la ville étant tellement grande et intéressante. La capitale de l'Argentine est vraiment immense, et laisse une impression d'une grande ville européenne, au moins dans les quartiers touristiques du centre. Ces quartiers sont très différents, et reflètent bien les différentes vagues d'immigrations.
Quelques impressions, impossible de résumer une semaine d'exploration de ce dédale de rues scarifié par d'immenses avenues, sillons tracés au détriment des anciens bâtiments, et de leurs occupants: la plus grande serait la plus large avenue du monde, trois blocs de large pour plusieurs kilomètres de long...
San Telmo : quartier bobo en plein essor, 50% d'antiquaires et 50% de boutiques de fringues branchouilles hors de prix, même pour notre pouvoir d'achat européen. Un petit reste d'atmosphère artistique, un petit vent de liberté qui s'essouffle peu à peu, mais qui sauve la ballade.
La Boca : îlot touristique noyé dans un des quartiers les plus pauvres et plus dangereux de la ville. On y restera que quelques minutes, le temps de voir des hordes de touristes se presser pour manger dans des restos trois fois plus chers que dans le centre, au milieux d'autres touristes, tous ravis de se faire déverser dans les oreilles des décibels de tango et d'acheter des tableaux made in china typiques d'artiste locaux, à un jet de pierre des bidonvilles.
Retiro : le quartier qui à force de parisianisme a finit par concentrer tous les défauts de la capitale française, hôtels de luxe et bijouteries, mais pas un supermarché, ni un bistrot où se reposer.
Puerto Madero : l'ancien quartier du port, mal famé il y a encore 10 ans, mais dont on a expulsé les pittoresques sans-abris et autres marins en vadrouille, pour rénover les deocks en une succession de restos branchés, et naturellement hors de prix.
La réserve Naturelle...
Les Porteños ont la chance de profiter d'une réserve naturelle aux portes de la ville. Cet immense parc a été gagné sur le fleuve, et est vierge de tout agitation ou construction. On quitte avec soulagement l'enfer urbain tout proche pour aller se balader le long des berges, au milieux des roselières et des petits oiseaux.
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